A l’occasion d’un déjeuner avec Benoit Raphaël, j’ai formulé à haute voix pour la première fois la difficulté de ma contribution au site qu’il dirige, lepost.fr. Cet inconfort tient en quelques mots : je ne m’y sens pas encore chez moi. Malgré ou peut-être à cause du volume de visites et de commentaires qui me semblent élevés en quelques semaines sur un sujet de niche (les séries), je n’ai pas encore trouvé le ton qui me permette d’être fier de ce que j’y fais.
Pourtant, j’y trouve bien ce que j’étais venu y chercher dans une démarche équivalente à celle qui m’a poussé vers la blogosphère il y a quelques années : comprendre les mécanismes communautaires de nouvelles typologie d’espaces sur le web. En la matière, je ne suis pas déçu : ils sont très différents de tout ce que j’avais pu expérimenter jusque là. Ils reposent sur plus d’exigence sur le fond, une responsabilité proche de celle d’un journaliste, qui m’est donnée mais que je réfute, plus de commentaires en dehors d’une communauté à séduire avec une fréquence de publication conséquente.
Je retrouve néanmoins les mêmes liens quasi affectifs avec les quelques commentateurs réguliers qui me font le plaisir de me suivre et de s’intéresser à mon avis sur ce sujet de la plus haute importance (oui je parle toujours des séries).
Evidemment, même si je manque de temps, je continue l’expérience jusqu’à y trouver complètement ma place, en espérant réussir à y travailler au-delà des quelques créneaux nocturnes qui y sont dédiés jusque là.
N’empêche que plus de la moitié des visites en provenance de Google sur ce blog sont liées à Abercrombie & Fitch, Abercrombie and Fitch et toutes les variantes avec fautes d’orthographe inside. Je vais être obligé de me lancer dans le coaching mode, on est globalement assez mal barrés, je crois qu’on peut le dire.
La première fois que j’ai entendu Najoua Belyzel avec son titre Gabriel, je me suis dit que ses effets de voix rappelaient, certes en moins bien mais quand même, ceux de Marie Laforêt. Ce n’est donc pas une surprise de la voir reprendre Viens, Viens, le plus gros succès de ma chanteuse de plus de 60 ans préférée.
Manque la puissance vocale et les larmes à comparer ci-dessous avec l’originale dans l’une des rares prestations en direct complet du titre. Plus tard, Marie racontera qu’elle s’amusait à surjouer jusqu’au ridicule. N’empêche, je suis content d’aller la (re)voir pleurer dans la peau de la Callas en septembre.
En déjeunant et refaisant le web avec celui que je vais bientôt voir disparaître sous la mousse (on est 3 et demi à comprendre et alors ?), j’ai eu une révélation : tous nos soucis trouveraient leur origine dans cette chose bizarre qu’on appelle l’humain. Celui qui a des avis, des attentes, des besoins (d’amour), un égo, des susceptibilités, des besoins (de comprendre), des points de vue, des coups de coeur, des besoins (de liberté), des coups de gueule et des émotions… chacun d’entre nous en somme.
J’entrouvre une porte déjà grande ouverte ? Peut-être. Mais comment expliquer qu’en se délectant de GRP, data base, emailings et autres focus groupe, quelques marketeurs aient de façon globale aussi gravement oublié la différence entre manipuler un média et adresser l’humain. Et dessiner le portrait robot du consommateur type en lui donnant un prénom et une couleur de cheveux pour démontrer la prise en compte de son consommateur n’a jamais fait illusion, ça n’engage en rien dans une démarche personnalisée, incarnée et interactive.
Je leur conseille une lecture urgente, avec ou sans le prisme 2.0, de “La Publicité selon David Ogilvy” ou des ogilvyisms, la transposition est assez immédiate et démontre à quel point il ne s’agit pas d’une évolution mais d’un retour à des fondamentaux qui semblent avoir été oubliés un peu vite.
“Le consommateur n’est pas un imbécile : c’est votre femme…”
Je ne me lasse pas de la capacité didactique et ludique des vidéos proposées depuis plus d’un an par Commoncraft. Je n’ai par exemple toujours pas trouvé de meilleure façon d’expliquer rapidement l’intérêt du microblogging qu’en montrant les 40 premières secondes de cette vidéo (ou plus si affinité).
Il faut bien le reconnaître : j’ai été très moyennement au taquet pour rédiger ma note du week-end dernier, du coup j’arrive après tous mes petits camarades de l’Axe Boat. Guillaume, Serge (alias Joe), Benji et Barbie, Guillaume, Mathilde, Sardine et même Adrien ont relayé à leur façon, certains en notes, d’autres en vidéo, d’autres encore en Maette (?). AZZed a un peu de retard mais contrairement à moi une bonne raison. Raph a sans doute un emploi du temps un peu chargé. Alexandra organisait.
Une semaine, que reste-t-il de ce week-end ? Plein de beaux souvenirs en fait, pêle-mêle :
La plage Le Goéland sur la Croisette déchire et on est depuis en sevrage compliqué de Vincent
Gérer un événement de 200 personnes dans le calme ne semble pas être le point fort de Magic Garden. Je me demande ce que ça donnerait pour Mika et ses 58.000 personnes..
Cut Killer est le DJ qu’il nous faut l’année prochaine, nous fera-t-il un prix d’amis ?
Toujours vérifier que la petite lumière rouge est allumée quand Benjamin nous filme…
Deux jours en mode colonie de vacances, ça peut être cool
Régressif à souhait, ces deux jours m’ont même permis de rencontrer un bébé Cadum
Je suis fan inconditionnel d’Eric et Ramzy (même si seuls two m’a laissé un peu sur ma faim), on sait mon intérêt pour la Nouvelle Star mais c’est contre toute attente la gentillesse de Quentin Mosimann, gagnant de la StarAc dont le premier album sort le 18 août, qui m’a marqué
Je sais gérer un open bar whisky coca
Pour ceux qui rêvent de gagner une soirée dans l’Axe Boat, c’est tout à fait possible et c’est par là que ça se passe.
Le premier picnic de l’été saison 2 s’est bien déroulé dans le froid et le vent mais on a gardé la pêche jusqu’au bout et on a passé une super soirée, t’en penses quoi ?
Pour la réponse à la question, il y a quelques indices dans les photos.
Pour la prochaine édition, jeudi prochain, tout est là (attention, inscrivez-vous).
Puisque j’ai eu l’occasion de le dire clairement à la rédaction à plusieurs reprises, je me permets de signaler ici que lorsque Stratégies réalise en juillet 2008 un papier sur les blogs, l’hebdo des professionnels du marketing et de la com ne fait juste pas son boulot. Parce qu’on est plusieurs à faire de la pédagogie dans les entreprises depuis plusieurs années, on sait ce qu’un papier de ce type provoque : un retour en arrière. Et il serait temps que notre presse professionnelle montre la voie plutôt que d’en suivre une qui n’apporte pas grand chose.
Pour échanger régulièrement avec mes camarades de jeu, je crois qu’il y a quelques consensus dans nos approches didactiques de l’expression sur le net en mode 2.0. Il ne me semble qu’aucun d’entre-nous ne parlons de “veille passive”, on est tous d’accord sur l’erreur qui consiste à cibler des espaces de discussion pour leur audience/trafic et surtout, réfléchir le sujet par le prisme des blogs exclusivement a peu de sens pour aujourd’hui et le futur. Les réseaux sociaux ne constituent-ils pas un point d’entrée un brin plus ambitieux ?
Je serais assez mal placé pour juger dans l’article les citations de ces mêmes camarades, me reconnaissant assez peu dans celles qui me sont attribuées. Je ne pense en particulier pas que la rémunération des blogs structure la blogosphère. Mieux, je m’en moque. Ce qui m’intéresse, ce sont les multiples espaces de discussions, la diversité des profils, l’étendue des sujets traités, les signaux faibles qui, mis bout à bout, s’agrègent en signaux forts que les marques ont encore le choix de ne pas écouter (elles ne s’en privent pas) mais qui leur apporteraient une valeur ajoutée sans comparaison dans leur démarche de communication.
Mais le dossier Stratégies a le mérite de me nous faire profiter de la citation la plus pertinente et utile pour faire évoluer des annonceurs dans leur démarche lue depuis longtemps. Elle est celle de Fred Cavazza qui collabore dorénavant au blog d’une agence concurrente, dont j’ai eu du mal à suivre la relation “je t’aime moi non plus” avec Second Life mais dont la position historique sur les médias sociaux donne toute sa force à sa posture : “J’ai décidé de sortir du classement Wikio car je ne suis pas dans une logique d’éditeur et donc de course à l’audience. Mon blog me sert uniquement pour m’exprimer sur mon quotidien professionnel. Il met en avant mon expertise. Pour moi, plus de trafic signifie plus de pollution. Etre dans ce classement m’apporte plus de désagréments que d’avantages, à commencer par le flot incessant de sollicitations émanant d’agences de RP“.
Pas mieux.
Rien à voir mais quand même : si quelqu’un a compris le mode de fonctionnement qui continue à faire progresser dans ses classements le blog que je ne mets plus à jour depuis des mois, ça m’intéresse…
L’Oréal Professionnel lance une gamme de produits pour les hommes destinés aux coiffeurs. Je ne suis pas sûr de bien comprendre pourquoi, mais l’équipe a décidé qu’il était important que les blogueurs en parlent et a donc invité des chevelus représentants de la gent masculine online à une présentation. L’info “spécial blogueurs” était la disponibilité d’une application iPod pour retrouver facilement le coiffeur le plus proche équipé de produits L’Oréal. Mais c’est surtout la présence de coiffeurs et de l’équipe de pro L’Oréal qui a occupé la soirée. D’abord avec la démo du produit 5′ Cover sur un mannequin très équipé niveau poivre et sel. Et ensuite en prenant en main les blogueurs les plus téméraires pour des coupes plus ou moins sages.
De mon côté, c’est Sylvie et Gaëlle qui se sont occupées du passage “tête dans le bac” puis Gaëtan qui m’a montré ce qu’il savait faire avec des ciseaux, sous l’oeil de caméras tout de même très (très très) présentes. J’adore le résultat, j’y allais pourtant vraiment peu confiant. J’attends les réactions autour de moi pour en dire plus.
C’est donc la tête de mes petits camarades que je vais gauler ici, de toute façon, je sais déjà que j’y aurai droit ailleurs…